Ma Normandie, ou plus exactement la Normandie de ma marraine.

Quelqu’un qui m’a tant soutenue après le décès de ma mère. Elle m’a souvent accueillie dans cette campagne qui lui servait de refuge pour échapper au tumulte parisien. J’y ai trouvé du réconfort.

Nous parlions souvent de sa sœur et de toutes les personnes parties trop tôt et qui nous manquent tant.

Elle nous a elle aussi quittés, et j’aime me promener en pensant à toutes ces personnes si chères qui ne sont plus là, aux bons moments passés ensemble.

Je me souviens de nombreuses promenades en bord de mer durant lesquelles toutes trois nous parlions et rions aux   éclats. Et nous pensions souvent à mon grand-père, leur père, déclamant l’Albatros de Baudelaire

“… Le poète est semblable au prince des nuées

Qui hante la tempête et se rit de l’archer;

Exilé sur le sol au milieu des huées,

Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.”


La Normandie, une région qui devint mienne grâce aux souvenirs.

ma Normandie/my Normandy

Bénédite Topuz